Habituée de sa salle de sport, une femme d’un peu plus de 70 ans a été retrouvée inconsciente après environ 45 minutes d’étirements au sauna. Son cas, présenté par BMJ en janvier 2025, rappelle que l’habitude d’une pratique ne protège pas de toute complication.

Une température corporelle à 42 °C

Les médecins décrivent un coup de chaleur sévère, accompagné d’une tension très basse et d’un rythme cardiaque élevé. Plusieurs organes ont été affectés. La patiente a été refroidie rapidement et soignée à l’hôpital, où elle est restée douze jours.

Dans le suivi rapporté, elle avait largement récupéré au bout de 26 jours, avec encore une fatigue légère et une anomalie modérée du bilan hépatique. La publication décrit un cas individuel : elle n’établit pas une durée universelle de sauna sûre ou dangereuse pour toutes les personnes.

Le bien-être ne se mesure pas au temps passé

Le sauna peut s’inscrire dans une routine de détente. Le transformer en exercice d’endurance ou y ajouter des mouvements prolongés change l’exposition. Dans ce dossier, le cumul entre chaleur et séjour prolongé constitue le point central.

La patiente pensait ne pas avoir assez bu avant la séance. Cette appréciation personnelle ne signifie pas qu’une hydratation abondante aurait garanti d’éviter l’accident. Il serait trompeur d’en tirer une méthode permettant de rester indéfiniment dans la chaleur.

Un récit utile pour sortir de la logique du défi

La question à se poser n’est pas de savoir combien de minutes on peut supporter de plus que la fois précédente. Un lieu associé à la relaxation n’est pas exempt de contraintes physiologiques. Se sentir familier avec l’endroit peut même rendre plus facile le fait de banaliser un inconfort.

Ce cas ne permet pas de condamner tout usage du sauna. Il invite à respecter les consignes de l’établissement et à adapter la pratique à son état de santé, notamment avec un professionnel lorsqu’une maladie ou un traitement peut modifier la tolérance à la chaleur.

Un malaise, une confusion ou une perte de connaissance dans ce contexte nécessitent une aide urgente. Pour les proches et le personnel, l’enjeu est de reconnaître un problème, pas de demander à la personne de terminer sa séance.

La récupération sportive ne gagne rien à devenir une performance supplémentaire. Les étirements peuvent attendre une ambiance adaptée ; prolonger une exposition parce qu’on est « habitué » ne prouve pas qu’elle reste bien tolérée ce jour-là.

Sources et repères

Illustration générée par IA ; elle ne représente ni les personnes réelles citées ni le produit concerné.