Des produits présentés comme des chocolats ou des gummies de microdosage ont été associés à des intoxications sévères aux États-Unis. Un bilan publié par les CDC en avril 2026 analyse 180 événements survenus en 2024, avec 73 hospitalisations. Le format de confiserie ne disait rien de leur innocuité.
Une enquête sur plusieurs produits
Le rapport porte sur Diamond Shruumz et d’autres chocolats contenant des ingrédients liés aux champignons. Il décrit notamment 38 admissions en soins intensifs, 29 intubations et deux décès dans la population étudiée. Il ne faut pas attribuer indistinctement tous les événements à un seul ingrédient ou à une seule marque.
Les produits Diamond Shruumz avaient été rappelés. Les analyses ont mis en évidence des compositions variables, avec des substances psychoactives identifiées dans certains échantillons. Une présentation uniforme ne garantissait donc pas une composition identique d’un produit à l’autre.
L’amanite ne devient pas anodine dans un bonbon
En décembre 2024, la FDA a également publié une information sur Amanita muscaria, ses extraits et certains de ses constituants, dont le muscimol. L’agence a conclu qu’ils ne satisfaisaient pas au standard de sécurité requis pour une utilisation alimentaire aux États-Unis.
Cela ne concerne pas les champignons culinaires ordinaires comme les champignons de Paris. Le terme générique « champignon » rassemble des espèces et des usages très différents ; il ne suffit pas à comprendre les effets d’un extrait.
Microdosage n’est pas une garantie de petite conséquence
Un mot suggérant une faible quantité ne permet pas de vérifier ce que contient chaque portion. Lorsque la composition varie ou que des substances ne sont pas clairement annoncées, découper un chocolat ne donne pas une mesure fiable de l’exposition.
L’esthétique des bonbons peut aussi brouiller la perception : on peut les ranger mentalement parmi les gourmandises alors qu’ils sont commercialisés pour produire des effets psychoactifs. Ils doivent être tenus à l’écart des enfants et ne pas être confondus avec des confiseries classiques.
Un bilan ancien, une distinction à conserver
Les intoxications analysées remontent à janvier-octobre 2024 ; la publication scientifique date du 9 avril 2026. Ce n’est pas l’annonce de 180 nouveaux malades cette semaine.
Le dossier invite à vérifier les rappels et à ne pas consommer les produits concernés. En cas de malaise ou de troubles après une prise, montrer le conditionnement aide les soignants à comprendre l’exposition. La promesse de détente ou de bien-être ne doit pas masquer la nature des substances recherchées ni l’incertitude sur leur quantité.
Sources et repères
- CDC/MMWR : bilan publié le 9 avril 2026
- FDA : Amanita muscaria et constituants dans les aliments, décembre 2024
Illustration générée par IA ; elle ne représente ni les personnes réelles citées ni le produit concerné.



