Une nageuse et triathlète expérimentée a dû interrompre une épreuve en eau libre après l’apparition de difficultés respiratoires. Le cas publié en janvier 2023 décrit un œdème pulmonaire d’immersion, une complication qui peut survenir sans noyade et chez une personne entraînée.

Un problème apparu pendant la nage

La femme, âgée d’une cinquantaine d’années, nageait de nuit dans une eau d’environ 17 °C, avec une combinaison. Selon la présentation du cas par BMJ, les symptômes ont commencé après environ 300 mètres. À l’hôpital, l’imagerie a mis en évidence du liquide dans les poumons ; son état s’est amélioré rapidement sous surveillance.

Un épisode d’essoufflement avait déjà interrompu une nage deux semaines auparavant. Cette répétition est importante : un symptôme qui disparaît ne doit pas être automatiquement considéré comme sans conséquence avant une nouvelle exposition.

Le niveau sportif n’annule pas tous les risques

Le phénomène est distinct du fait d’avaler accidentellement de l’eau. Une revue clinique de 2018 décrit notamment les changements de circulation liés à l’immersion et au froid, combinés à l’effort. Le mécanisme peut mettre sous pression la circulation pulmonaire.

Les auteurs rappellent que des récidives sont possibles. L’enjeu n’est donc pas seulement de récupérer après la première alerte, mais de faire examiner ce qui s’est passé avant une reprise. Une bonne condition physique ne permet pas de s’affranchir de cette étape.

Ce qu’il faut retenir sans dramatiser toute baignade

Le récit ne signifie pas que toute nage en eau fraîche provoque un œdème. Il n’établit pas non plus une température à partir de laquelle chacun serait protégé. La distance, l’intensité, l’équipement et les particularités de la personne peuvent entrer dans le contexte.

Pour un amateur, la règle pratique est de ne pas poursuivre en forçant lorsqu’une difficulté respiratoire inhabituelle apparaît. Il faut demander de l’aide et regagner la sécurité sans se mettre davantage en danger. Une évaluation médicale permet de distinguer les causes possibles.

Préparer l’arrêt autant que le départ

Un parcours en eau libre devrait permettre d’alerter quelqu’un et de sortir. Le choix d’un environnement adapté et d’un accompagnement fait partie de l’organisation de la séance, au même titre que la combinaison ou la distance prévue.

Cette histoire montre une limite de la comparaison entre nageurs : ce qu’une personne supporte facilement peut ne pas convenir à une autre. L’objectif est de pouvoir interrompre l’effort dès qu’il devient inhabituel, même quand l’on connaît bien son sport.

Sources et repères

Illustration générée par IA ; elle ne représente ni les personnes réelles citées ni le produit concerné.