À 24 ans, Kyra Fancey a découvert une complication qu’elle n’associait pas à un cours collectif : la rhabdomyolyse d’effort. Son témoignage, repris dans un reportage de CBC en avril 2026, concerne une séance de décembre 2023, et non un accident survenu cette année.

Une douleur qui dépasse les courbatures

Cette habitante de St. John’s, au Canada, raconte que ses cuisses ont commencé à lui faire mal pendant son premier cours de vélo en salle. La résistance et le rythme augmentaient. Elle ne savait pas bien comment se dégager des pédales et n’osait pas demander de l’aide.

Dans les jours suivants, les douleurs sont devenues très importantes et ses urines ont pris une couleur brun foncé. Elle dit avoir passé environ six jours à l’hôpital. La reprise du reportage par Braceworks décrit un diagnostic de rhabdomyolyse, une destruction de cellules musculaires dont le contenu passe dans le sang et peut entraîner des complications.

Ce parcours ne signifie pas que le vélo en salle provoque habituellement ce problème. Il montre surtout qu’une première séance peut imposer une charge inhabituelle, même à une personne qui pratique déjà d’autres exercices.

Les signaux à ne pas banaliser

Les CDC américains citent trois signes principaux : des douleurs musculaires plus fortes qu’attendu, des urines foncées et une faiblesse inhabituelle. Ils précisent que les manifestations peuvent apparaître plusieurs heures, voire plusieurs jours après l’effort. Un bilan sanguin est nécessaire pour confirmer le diagnostic : reconnaître des symptômes ne permet pas de s’autodiagnostiquer.

Une douleur extrême ne doit donc pas être traitée comme la preuve d’une séance réussie. Il ne faut pas non plus attendre que tous les signes soient présents pour consulter. En cas de doute après un effort, décrire précisément la séance, les douleurs et leur évolution donne au soignant des renseignements utiles.

Un premier cours devrait permettre de ralentir

Avant de commencer une activité inconnue, demander comment s’arrêter et comment régler le matériel est aussi pertinent que suivre la démonstration des mouvements. La musique, le groupe et les encouragements peuvent rendre moins facile l’expression d’une difficulté.

Une progression raisonnable laisse la possibilité de réduire la résistance ou de quitter un exercice. Le témoignage de Kyra Fancey rappelle ce droit élémentaire : on peut interrompre une séance sans avoir à justifier sa douleur. L’objectif d’une reprise est de pouvoir revenir, pas de reproduire immédiatement l’intensité du voisin.

Sources et repères

Illustration générée par IA ; elle ne représente ni les personnes réelles citées ni le produit concerné.