Un homme de 54 ans a été pris en charge après un arrêt cardiaque, dans un dossier médical où sa consommation quotidienne importante de réglisse noire a joué un rôle central. Publiée en 2020, cette histoire illustre un effet méconnu d’un aliment familier sur l’équilibre du potassium.

La recherche d’une cause derrière l’arrêt cardiaque

Le cas a été présenté dans le New England Journal of Medicine par une équipe de Boston. L’homme s’était effondré dans un restaurant. L’enquête clinique a mis en évidence une hypokaliémie sévère, c’est-à-dire un taux trop bas de potassium, dans un contexte de consommation répétée de réglisse.

Le patient est décédé. Il faut néanmoins conserver la portée exacte du récit : il concerne une situation clinique et une consommation excessive, pas le risque moyen d’une confiserie occasionnelle.

Une substance active derrière le goût

La réglisse peut apporter de la glycyrrhizine, susceptible de perturber l’équilibre du sodium et du potassium et d’augmenter la pression artérielle. L’Anses recommande une consommation occasionnelle et modérée après l’analyse des intoxications signalées aux centres antipoison entre 2012 et 2021.

Tous les bonbons au goût anisé ne présentent pas nécessairement la même composition. Pour savoir si un produit contient réellement de la réglisse, il faut regarder ses ingrédients ; la couleur seule ne permet pas de trancher.

Pourquoi l’accumulation peut passer inaperçue

On pense facilement aux médicaments lorsque l’on décrit ses prises à un médecin, beaucoup moins à une confiserie consommée chaque jour. Pourtant, une habitude alimentaire répétée peut compter dans l’interprétation d’un bilan ou d’un symptôme.

Le dossier ne fournit pas une quantité « sans danger » valable pour chacun. L’état de santé, les autres consommations et les traitements peuvent modifier la situation. Reproduire un seuil lu dans un titre comme s’il s’agissait d’une autorisation quotidienne serait une mauvaise lecture.

Une question à mentionner en consultation

En cas de faiblesse, de palpitations ou d’autres troubles après une consommation régulière importante, il faut signaler cette habitude au professionnel de santé. Elle peut être utile même si le produit a été acheté au rayon alimentaire.

Cette histoire ne devrait pas devenir un argument pour supprimer arbitrairement toutes les gourmandises. Elle montre plutôt pourquoi le caractère banal d’un achat ne suffit pas à rendre indifférente sa répétition. Lorsqu’un aliment contient une substance biologiquement active, l’usage quotidien intensif mérite d’être mentionné comme une véritable exposition.

Sources et repères

Illustration générée par IA ; elle ne représente ni les personnes réelles citées ni le produit concerné.