Des compléments étiquetés comme contenant une racine de tejocote ont été rappelés aux États-Unis après des analyses révélant du laurier jaune toxique. Le rappel Niwali du 21 septembre 2026 illustre un problème de composition bien plus grave qu’une promesse minceur exagérée.
L’ingrédient réel ne correspondait pas à l’étiquette
Global Mix a rappelé Niwali Tejocote Capsules et Niwali Tejocote Pieces. L’entreprise explique que les résultats transmis par la FDA indiquaient la présence de Thevetia peruviana, le laurier jaune, à la place du tejocote annoncé.
L’avis identifie le lot RM500925 pour les capsules et RM400925 pour les morceaux, avec une expiration au 3 mars 2028. Cinq unités avaient été vendues selon l’entreprise, qui ne rapportait aucun événement indésirable connu à cette date. Ce nombre de ventes ne doit pas devenir un nombre de victimes.
Un dossier élargi depuis plusieurs années
La FDA tient une liste de produits analysés contenant du laurier jaune alors que l’étiquette annonce d’autres ingrédients. Mise à jour en septembre 2026, cette alerte couvre plusieurs marques et ne se limite pas aux deux références du rappel Niwali.
Le laurier jaune contient des glycosides cardiaques toxiques. L’agence mentionne notamment des symptômes digestifs et des troubles du rythme cardiaque potentiellement graves. Le problème n’est donc pas seulement de savoir si une racine aide à perdre du poids : le consommateur peut ingérer une autre plante sans le savoir.
Pourquoi une photo du flacon ne suffit pas
Sur une place de marché, un produit peut sembler familier, disposer d’avis et être présenté dans un emballage professionnel. Ces éléments n’authentifient pas la matière première. La promesse botanique ne remplace pas l’identification analytique de ce qui se trouve dans le contenant.
Ce rappel est américain. Il n’autorise pas à mettre en cause tous les produits français au nom ressemblant, ni toutes les plantes utilisées en complémentation. Pour une commande internationale, il faut en revanche vérifier les références exactes contre l’avis officiel.
Ne pas finir une cure suspecte
La recommandation est de cesser l’utilisation du produit rappelé et de suivre les consignes de retour. La FDA conseille aux personnes ayant pris les produits de son alerte de contacter un professionnel de santé pour une évaluation, même si la consommation n’est pas récente.
Garder l’emballage, le lot et la confirmation de commande facilite cette démarche. Donner la boîte à quelqu’un d’autre ne résout pas le problème. Une allégation minceur ne permet jamais de considérer comme anodin un produit dont l’identité botanique est mise en défaut.
Sources et repères
Illustration générée par IA ; elle ne représente ni les personnes réelles citées ni le produit concerné.



